Any-Martin-Rieux

ANY MARTIN RIEUX
02500 (Aub.)
499 habitants : Anysiens
Maire : M. Prince MAILLARD
Mairie : 03.23.58.88.05 / Secrétariat : Mme PIERRON ; Du Lundi au Mardi : 10:00 à 12:00 ;
du Vendredi au Samedi : 10:00 à 12:00
mairie.any@orange.fr
www.annuaire-mairie.fr/mairie-any-martin-rieux.html

5 associations : Club 3è âge ; Société de chasse / de pêche ; Foyer rural ; Coopérative scolaire

INFOS LOCALES :
Loto du 25 mars :
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Ecole : 03.23.58.25.75 / Directeur : Mme Maïté TROCHAIN / 2 classes : 26 maternelles + CP / 26 CE & CM total = 52 élèves. (voir ci-après historique de l’école)

HISTOIRE & GEOGRAPHIE, voir site : http://inventaire.picardie.fr/docs/MERIMEEIA02000704.html?qid=
A l’habitat très éparpillé, Any-Martin-Rieux est certainement l’une des communes du canton les plus « rurales » qui soient (superficie = 1773 ha). Elle est à la pointe nord-est du département de l’Aisne, directement frontalière avec la Belgique et les Ardennes.
Any se nommait ANEIA en 646.
Existence de vestiges gallo-romains. Possession de la fille de Dagobert, Irmine qui en fit don à l’abbaye d’Oëren (Trèves, en Allemagne), en 676. Cité au VIè siècle dans « les miracles de Saint-Thierry » († 533).
Chef-lieu d’une châtellenie formée au XVIè siècle de 4 paroisses : Any, Martin-Rieux, Tarzy et La Neuville-aux-Joûtes. Les habitants recevront en 1549 de leur seigneur Claude de Lorraine, duc de Guise, le droit d’usage des bois et étangs (d’où reste le nom du bois communal des « Usages »)

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Monuments : Eglise St Médard, fortifiée ; oratoire ; lavoir ; ancien moulin.
Cours d’eau : la rivière du Petit-Gland, les ruisseaux la Bataille, le Blanry, le Laubry, le Sourdron.

l’Ecole d’Any-Martin-Rieux :
Adresse : 15 rue de l’ Eglise
Cadastre : 1986 ZB 69
Any pourrait avoir été doté d´une école dès la fin du 18e siècle. La construction, sur la place publique, d´un bâtiment à usage d´écoles et de logement du maître mais également destiné à tenir les assemblées, a été projetée en 1787 (AD Série C). En 1830, la commune échange sa maison d´école avec celle de M. Marion, qui sert de presbytère et d´école, en 1848. A cette date, la commune ne possède aucun local pour la réunion des séances du conseil municipal et pour le dépôt des archives communales. Elle envisage alors l’aliénation d’une partie du presbytère à l’usage de la mairie. De 140 enfants scolarisés (sur 180), en 1843, on passe à 145 en 1848. En 1849, la commune envisage d´acheter une maison nouvellement construite, rue de la Halle, pour y établir une institution et où un terrain est encore libre pour construire une classe et une salle de mairie au-dessus. En 1851, après le décès du curé elle projette d’affecter la totalité du presbytère (comprenant 17 pièces) aux deux écoles communales de garçons et de filles, alors que l’école communale (face à l´église) serait attribuée au nouveau prêtre desservant, après sa reconstruction nécessaire vu son état proche de la ruine. Le Préfet refuse cet aménagement en raison de la taille des pièces affectées à usage de classes et du coût des travaux d´appropriation du presbytère et de la construction d’un presbytère neuf. En 1852, la commune envisage d´acheter une maison nouvellement construite, rue de la Fontaine (sur le même emplacement que le presbytère) par Pierre Marlière, pour aménager deux écoles et loger l´instituteur et l´institutrice. Elle projette de financer l´acquisition par la vente maison de l´instituteur « en ruines » et l´économie de la location du logement de l´institutrice. L´année suivante, la commune décide finalement de faire des travaux d´aménagement dans l´école communale et d´acheter une maison pour y installer l´école de filles. Cette maison, située rue de l´Eglise, sera achetée en 1855 ; elle devait abriter également la mairie. En 1858, l’architecte départemental Auguste-Aimé Pudepièce et l’agent voyer Lezian présentent au conseil municipal les plans et devis pour la construction d´une école, mairie et salle des ventes, sur un terrain communal, et pour l´appropriation de la maison acquise à M. Marlière pour l´école de filles et le logement de l´institutrice. Cependant le 25 novembre 1860, A.-A. Pudepièce soumet de nouveaux plans (datés du 10 novembre 1860) pour la construction d´un bâtiment destiné aux deux écoles communales et à la mairie. Les travaux, entrepris en 1861, s’achèvent vraisemblablement en 1862, date portée sur le pavillon central. Le logement de l´instituteur est agrandi en 1862. La réception des travaux, sous la conduite de l’entrepreneur Breffort, n’a lieu que le 7 mai 1863. Le désaccord sur les comptes entraîne une expertise par l’agent voyer Ridart de Vervins.
Le bâtiment est constitué d’un corps central à étage carré et étage de comble, abritant la mairie proprement dite, encadré de deux ailes en rez-de-chaussée abritant les salles de classe et de deux pavillons en retour à étage carré abritant primitivement les logements de l’instituteur et de l’institutrice, ainsi que des espaces liés à la mairie. Les élévations de la mairie sont en brique, la façade antérieure, à élévation ordonnancée, comporte un solin en pierre de taille calcaire, tout comme l’encadrement des ouvertures, le chaînage des angles des trois pavillons à décor de pilastre à ordre toscan et la corniche à modillons. Les parties hautes des pavillons comportent un essentage d’ardoise. Les pavillons sont couverts de croupes en ardoise, les deux ailes de toit à longs pans et pignon couvert.

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Ancienne école de Bellevue :
Rue du Moulin-Housseau

Ancien projet d’école, rue des Fontaines, Any-Martin-Rieux
Adresse : 3 et 5 rue des Fontaines

Il est fait mention d’un presbytère à Any, dès le 17e siècle. L’édifice aurait été reconstruit après 1620-30, en 1650 d’après la tradition locale. Ce premier presbytère pourrait cependant se situer, non pas à l´emplacement actuel mais au sud-ouest de l´église, comme le suggère le terrier du 21 juin 1728 (E 49), qui mentionne la maison presbytérale, qui appartient à Mr Joseph Hermand, « prestre et Curé d’Any » avec la grange des dîmes et jardin, « tenant d´un bout à la rivière et d´autre à l´église ». La « dite maison et héritage et grange icelle tenant d´une lisière à Antoine Hébert, d´autre à la ruelle de la Fontaine, d´un bout à la rue de l´Eglise, d´autre à André Lefort ». Un bail de 1788 (G 149) signale la grange à dîmes « vis-à-vis de l´église [...] tenant d´une lisière et d´un bout audit sieur preneur (François Lefort), d´autres en rue ainsi que ledit terrain que ledit terrain se contient et comporte de toute part ». Vendu comme bien national, son usage comme presbytère communal est de nouveau attesté dès le 1er quart du 19e siècle. Une délibération du conseil municipal du 27 avril 1848 indique qu´en 1830, la commune avait échangé sa maison d´école avec celle de M. Marion qui servait de presbytère depuis cette date. En 1841, la commune décide de fermer la cour. En 1848, elle projette d’affecter une partie du bâtiment à l´usage de mairie, un accès doit être ménagé depuis la rue (1849), puis de transformer la totalité de l´édifice (qui comprend 17 places d´habitation) en école communale de filles et de garçons (1851), chacune des ailes devant être ainsi affectée aux salles de classe avec les logements des instituteurs dans les parties hautes. Le curé serait alors installé dans une maison située en face de l’église (école de garçons). Une importante campagne de travaux a lieu en 1865, faisant suite à celle entreprise en 1851. En 1920, le presbytère comprend : dégagement, chambre, salon et buanderie au rez-de-chaussée, chambre et dégagement avec chambre à la suite, petite chambre et bibliothèque et chambre, à l´étage. La pièce principale de l’aile nord a reçu en 1936 une cheminée en chêne Art Nouveau sculptée par Mr Lamotte Paquy et portant la date de 1650. Le presbytère, vendu par la commune après la 2e Guerre mondiale, est aujourd’hui divisé symétriquement en 2 propriétés. Les élévations du bâtiment semblent dater principalement du 18e siècle. L’ensemble des décors de lambris est datable de cette période. Le bâtiment abritant la grange et reliant les ailes d’habitation a semble-t-il fait l’objet de réparation ou d’une reconstruction partielle en 1855-1857, le comble à surcroît étant orné des représentations d’un drapeau français et d’une couronne accompagnée de 3 boules avec l’inscription pour l’un " Henry Marlière 1857 ", pour l’autre " J. Marlière 1855 ". L´aile ouest pourrait être « une maison avec 10 places, corridor, places hautes et grenier dessus, cave en-dessous, écurie et grange y attenant avec jardin », située rue de la Fontaine, « sur le même emplacement de la maison curiale » et appartenant aux créanciers de feu M. Pierre Marlière. Cette maison, « nouvellement construite » en briques et en pierres et couverte d´ardoise, fait l´objet d´un projet d´acquisition, en 1852.Cadastre : 1986 ZC 14 à 15